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Notes


  • 2021-05-01

    D’une certaine manière, il faut commencer par la fin : tous les devenirs sont déjà moléculaires. C’est que devenir, ce n’est pas imiter quelque chose ou quelqu’un, ce n’est pas s’identifier à lui. Ce n’est pas non plus proportionner des rapports formels. Aucune de ces deux figures d’analogie ne convient au devenir, ni l’imitation d’un sujet, ni la proportionnalité d’une forme. Devenir, c’est, à partir des formes qu’on a, du sujet qu’on est, des organes qu’on possède ou des fonctions qu’on remplit, extraire des particules, entre lesquelles on instaure des rapports de mouvements et de repos, de vitesse et de lenteur, les plus proches de ce qu’on est en train de devenir, et par lesquels on devient. C’est en ce sens que le devenir est le processus du désir.

    Mille Plateaux, p. 333-334


  • 2021-01-21

    “There you stand, lost in the infinite series of the sea, with nothing ruffled but the waves. The tranced ship indolently rolls; the drowsy trade winds blow; everything resolves you into languor. For the most part, in this tropic whaling life, a sublime uneventfulness invests you; you hear no news; read no gazettes; extras with startling accounts of commonplaces never delude you into unnecessary excitements; you hear of no domestic afflictions; bankrupt securities; fall of stocks; are never troubled with the thought of what you shall have for dinner - for all your meals for three years and more are snugly stowed in casks, and your bill of fare is immutable.”

    Moby Dick, Chapter 35

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